27 avril 2009

Les lieux de la 1ère campagne d'Italie (1ère phase, jusqu'à l'armistice de Cherasco)

De la première campagne d'Italie, première phase, il reste encore quelques traces que l'on peut trouver dans les endroits suivants:
Cherasco: Palazzo Salmatoris, plaque commémorative de l'armistice du 28.04.1796. Le Général y séjourna du 26 au 29.04.1796.
Montenotte: dans le centre, monument datant de 1996 relatif à la bataille du 12 avril 1796 (a 200 m de cascina Cacinezza)
Millesimo: QG de Bonaparte le 13 avril 1796; plaque commémorative dans le palais municipal
Cosseria: dans lec ruines du chateau, battaille du 13-14 avril 1796. Plaque commémorative à Bonaparte, Augereau, Quenin, Del Carretto
Carcare: QG de Bonaparte sur la petite place, au N° 18 , plaque commémorative (bibliotecario fausto conti)
Lesogno (Mondovì): au centre du village, au chateau, QG de Bonaparte du 19 au 24 avril 1796
Mondovì: au chef-lei "La scapita", cascina de l'évèque où se trouvait Bonaparte durant la battaille du 22 avril 1796; Piazza maggiore / palazzo di giustizia, plaque à la mémoire de F. del Carretto
Carrù: Via Mazzini 22, plaque au QG de Bonaparte (23-24 avril)

24 avril 2009

40ème régiment d'infanterie de ligne

Le 40e régiment d'infanterie de ligne (ou 40e RI) est une unité de l’armée française créée en 1598 à partir des bandes du Perche. Il participa valeureusement aux Guerres de la Révolution et de l'Empire. Présent en particulier à la Guerre d'Indépendance des Etats -Unis, à l'Armée d'Italie (Caldiero, Arcole, Chiusella, Montebello, Marengo), à Ulm, Austerlitz, Iéna, il s'est également couvert de gloire à la Guerre d'Espagne de 1808-1814, à la campagne de 1806 en Prusse et Pologne, etc. Sa devise est simple, concrète, forte: "Je meurs ou je m'accroche".

On ne peut évoquer le 40éme sans parler d'un de ses plus illustres protagonistes, le chien Moustache qui accompagnait la Grande Armée dans toutes les campagnes. De race Barbet, né en Normandie vers 1799, le jeune chien voit passer un régiment de grenadiers qui marche au son du tambour et le suit jusqu'à la caserne, celle de la 40ème demi-brigade de ligne en garnison à Caen. Le chien est immédiatement adopté et servira sous les drapeaux, mettant à disposition son fin odorat pour aider à retrouver ses compagnons disparus. En 1810, vieux de la vieille, Moustache est fait vétéran de la Grande Armée. Au printemps 1811, le 40ème de ligne se bat à Badajoz contre les Espagnols. Le 11 mars 1811 "Moustache" est touché par une balle de canon et meurt au champ d'honneur. Il sera enterré sue les rives venne du Rio Guardiana. En 1814 la tombe est profanée par les Espagnols... mais "Moustache" est entré dans la légende, comme symbole d'abnégation, de devoir et de sacrifice. Au cimetière canin d'Asniéres sur Seine, le 11 mars 2006 une plaque commémorative a été déposée an souvenir de ce brave Moustache.

Aujourd'hui, le 40 ème est dignement représenté par les amis Piemontais: Paola, Claudio, Renss, Maurizio, Luciano, Claudio, Alberto, Franco, Simone, Giancarlo, et tous les autres. Braves, sympathiques, professionels du Reenactment, ils mettent un point d'honneur à prendre soin de leurs uniformes. Leur connaissance et leur dédiction à l'Empire est remarquable. Ils semblent nés pour l'uniforme et le drapeau Français. Braves !
Pour prendre contact avec le 40ème: http://www.40emedeligne.it

22 avril 2009

Les tambours du 1er Régiment de Grenadier à pied de la Garde Impériale

Avec la batterie des Grognards d'Alsace, cela fait trois ans que nous collaborons. Solides, fiables, professionnels, irréprochables dans leurs prestations. Joviaux, rieurs, allègres quand ils sont à table, c'est un plaisir de vivre l'armistice de Cherasco ensemble. Créée le 1er décembre 1991, cette formation est une retombée du bicentenaire de la Révolution Française de 1789 : huit fondateurs de cet ensemble prirent part au défilé des «mille tambours» sur les Champs Elysées au soir du 14 juillet 1989. La vocation du groupe est la sauvegarde des traditions et la promotion et l’enseignement de la pratique du tambour d’ordonnance. Forte de 14 tambours, 2 grosses caisses, 1 cymbaliers, du tambour-major, ainsi que d’une garde au drapeau composée d’un porte-aigle, d’un garde-aigle et d’une cantinière, la formation se présente en uniformes et instruments fidèlement reconstitués selon l’ordonnance d’habillement de la Garde Impériale, si chère à l’Empereur. C'est le 18 mai 1804 que le Sénat décrétait la création d’un empire et nommait Napoléon 1er Empereur des Français. Aussitôt l’Empereur restructurait avec une attention toute particulière sa Garde Consulaire, elle-même issue de la Garde du Directoire, en Garde Impériale. Véritable redoute de granit, elle ne tombera que 11 années plus tard à Waterloo ! Deux Régiments de Grenadiers à Pied sont créés et formeront avec les Chasseurs à Pied " La Vieille Garde". Composée d’hommes robustes, courageux, intrépides et totalement dévoués à leur Empereur, ils formaient l’élite de la Garde Impériale et suscitaient l’admiration de toute « La Grande Armée ». Pour entrer dans les Grenadiers de la Garde, la sélection était rude : 5 ans de service, avoir « essuyé le feu » dans au moins deux campagnes, s’être distingué sur le plan physique et moral, mesurer au minimum 1m75, disposer d’une lettre de proposition du colonel de régiment, visée par l’adjudant-général de la Garde Impériale et approuvée par l’Empereur lui-même ! Une fois entré au corps, la formation durait 6 mois pour apprendre les manœuvres et techniques propres à la Garde Impériale. Doté d’un habillement plus soigné que la Ligne, le Grenadier était quasiment sûr de ne plus aller au feu. On les surnommait d’ailleurs : « Les Immortels » ou « Les loin des balles ! » Le 1er Régiment de Grenadiers ( 1200 bonnets à poils ) assurait, tant en campagne qu’à Paris, la protection de l’Empereur et les services d’honneurs. Il était composé de 2 bataillons de 4 compagnies chacun. A chaque compagnie était affectée deux tambours qui avaient en charge de battre les ordonnances en vigueur : l’appel, la soupe, la distribution du courrier, la générale, le salut des Aigles, la charge, l’assemblée, les cadences de marches, l’extinction des feux etc. Rassemblés en tête de leur régiment, formant ainsi « La Tête de Colonne », ouvrant les défilés et grandes parades de l’Empire ; ces 16 tambours étaient conduits par le tambour-major qui, de 1800 à 1814 s’appelait Jean-Nicolas SENOT. L’Empereur l’avait en haute estime et le décora des insignes de la légion d’honneur en 1806. Triés sur le volet, minutieusement sélectionnés, les Tambours recrutés au 1er Grenadier étaient instruit par le tambour-maître. Véritables « professionnels » de l’époque ( ils remplissaient cette mission à raison de 12 heures par jour ! ) et devinrent rapidement des virtuoses. Aux quartiers, à Paris, ces musiciens assuraient, tout comme la Garde Républicaine d’aujourd’hui, l’ensemble des services d’honneur du 1er Empire. Leurs soldes étaient plus élevées que celles allouées aux grenadiers car ils avaient en charge l’entretien et le remplacement de leurs peaux de tambours (de veau ou d’âne ). Assurés de ne plus aller au combat, leur effectif ne changea plus et la plupart de ces 16 tambours firent plus de 10 années de service au 1er Grenadiers. L’Empereur dictant ses mémoires à Sainte-Hélène dira de sa Garde : « Jamais ! il n’y eu plus bel assemblage d’Hommes Intrépides, que dans ce Corps d’émulation et de récompense, ou l’on était admis qu’avec des qualités physiques et morales longuement éprouvées ! » (d'aprés l'ami Alain VONAU, Tambour-Major).

20 avril 2009

Le 8e régiment de hussards

Par Saint Georges : Vive la cavalerie ! - Par Lassale : Vive les Hussards ! - Par Marulaz : Vive le 8° ! Parbleu, difficile de trouver des musiciens et des hommes de leur valeur. Alsaciens originaires d'Altkirch, ils assurent une prestation remarquable et remarquée lors des manifestations historiques. Un programme musical de grande qualité, une présence unique, une grande attraction pour le public. Les hussards 2009 sont vraiment dignes du 8e régiment de hussards (8e RH), cette unité de cavalerie légère de l’armée française, créé sous la Révolution Française. Créé en 1792, le 8ème se distingua notamment lors des guerres de la Révolution et de l’Empire, puis à la 1ère Guerre Mondiale. On se rappellera leurs multiples campagnes en Autriche, France, Russie, Pologne et les célèbres batailles inscrites sur leur drapeau (1800: Stokach, 1805: Austerlitz, 1806: Iéna, 1809: Wagram, 1918: Aisne, 1918: Marne, 1952-1962: AFN) et des personnages comme Régnaud de Saint-Jean d'Angely, Joseph Bara (le tambour des guerres de Vendée) ou Maurice de Tascher, cousin de Joséphine. Le public de Cherasco ne s'est pas trompé qui leur a réservé une ovation aprés le programme !!!

2 avril 2009

Proclamation de Cherasco


Proclamation à l’armée d’Italie de Napoléon Bonaparte, après les premières semaines de campagne et l’armistice signé avec le Piémont. Elle est datée du 26 avril 1796, et constitue la première proclamation à cette armée, la proclamation de mars 1796 étant probablement un résumé de diverses allocutions


Quartier général, Cherasco, 7 floréal an IV.

Soldats, vous avez en quinze jours remporté 6 victoires, pris 21 drapeaux, 55 pièces de canon, plusieurs places fortes, conquis la partie la plus riche du Piémont ; vous avez fait 17 000 prisonniers, tué ou blessé plus de 10 000 hommes.

Vous vous étiez jusqu'ici battus pour des rochers stériles, illustrés par votre courage, mais inutiles à la patrie ; vous égalez aujourd'hui, par vos services, l'armée de Hollande et du Rhin. Dénués de tout, vous avez suppléé à tout.

Vous avez gagné des batailles sans canons, passé des rivières sans ponts, fait des marches forcées sans souliers, bivouaqué sans eau de vie, souvent sans pain. Les phalanges républicaines, les soldats de la liberté étaient seuls capables de souffrir ce que vous avez souffert. Grâces vous en soient rendues, soldats !

La patrie reconnaissante vous devra sa prospérité ; et si vainqueurs de Toulon, vous présageâtes l'immortelle campagne de 1794, vos victoires actuelles en présagent une plus belle encore. Les deux armées qui, naguère vous attaquaient avec audace, fuient épouvantées devant vous : les hommes pervers qui riaient de votre misère et se réjouissaient dans leur pensée des triomphes de vos ennemis sont confondus et tremblants.

Mais, soldats, vous n'avez rien fait puisqu'il vous reste encore à faire. Ni Turin ni Milan ne sont à vous ; les cendres des vainqueurs de Tarquin sont encore foulées par les assassins de Basseville. Vous étiez dénués de tout au commencement de la campagne ; vous êtes aujourd'hui abondamment pourvus : les magasins pris à vos ennemis sont nombreux ; l'artillerie de siège et de campagne est arrivée.
Soldats, la patrie a droit d'attendre de vous de grandes choses ; justifierez-vous son attente ? Les plus grands obstacles sont franchis, sans doute ; mais vous avez encore des combats à livrer, des villes à prendre, des rivières à passer. En est-il entre vous dont le courage s'amollisse ? En est-il qui préféreraient retourner sur les sommets de l'Apennin et des Alpes, essuyer patiemment les injures de cette soldatesque esclave ?

Non, il n'en est point parmi les vainqueurs de Montenotte, de Dego et de Mondovi.

Tous brûlent de porter au loin la gloire du peuple français ; tous veulent humilier les rois orgueilleux qui osaient méditer de nous donner des fers ; tous veulent dicter une paix glorieuse et qui indemnise la patrie des sacrifices immenses qu'elle a faits ; tous veulent, en rentrant dans leurs villages, pouvoir dire avec fierté : « J'étais de l'armée conquérante de l'Italie ! »

Ainsi, je vous la promets cette conquête ; mais il est une condition que vous jurez de remplir : c'est de respecter les peuples que vous délivrez, c'est de réprimer les pillages horribles auxquels se portent des scélérats suscités par vos ennemis. Sans cela, vous ne seriez pas les libérateurs des peuples, vous en seriez les fléaux ; vous ne seriez pas l'honneur du peuple français, il vous désavouerait. Vos victoires, votre courage, vos succès, le sang de vos frères morts au combat, tout serait perdu, même l'honneur et la gloire.

Quant à moi et aux généraux qui ont votre confiance, nous rougirions de commander à une armée sans discipline, sans frein, qui ne connaîtrait de loi que la force. Mais, investi de l'autorité nationale, fort de la justice et par la loi, je saurai faire respecter à ce petit nombre d'hommes sans courage et sans cœur les lois de l'humanité et de l'honneur qu'ils foulent aux pieds. Je ne souffrirai pas que ces brigands souillent vos lauriers ; je ferai exécuter à la rigueur le règlement que j'ai fait mettre à l'ordre.

Les pillards seront impitoyablement fusillés ; déjà, plusieurs l'ont été : j'ai eu lieu de remarquer avec plaisir l'empressement avec lequel les bons soldats de l'armée se sont portés pour faire exécuter les ordres. Peuples de l'Italie, l'armée française vient pour rompre vos chaînes ; le peuple français est l'ami de tous les peuples ; venez avec confiance au-devant d'elle ; vos propriétés, votre religion et vos usages seront respectés.

Nous faisons la guerre en ennemis généreux et nous n'en voulons qu'aux tyrans qui vous asservissent.

1 avril 2009

Carlo Denina, un italiano alla corte di Napoleone

Primo piemontese a scrivere una Storia d’Italia. Nato in Piemonte, a Revello (Saluzzo) il 18 febbraio 1731 da famiglia modesta, dopo la morte del padre fu avviato al sacerdozio. Allievo del Collegio delle Province di Torino, divenne nel 1753 professore di Umanità al collegio di Pinerolo, e l'anno successivo fu ordinato sacerdote. Allontanato da Pinerolo ed escluso da tutte le regie scuole per aver composto una commedia ritenuta dagli ordini religiosi offensiva, diventò insegnante in altre località piemontesi. Nel 1756 conseguì a Milano, il dottorato in teologia, da cui nacquero i due volumi di De studio theologiae et norma fidei (1758). Tale opera gli procurò il reintegro nei ruoli delle regie scuole, e nel 1758 fu nominato professore a Torino. Entrò in contatto nel 1760 con gli uomini che avrebbero dato vita all'Accademia delle Scienze, nonché con diplomatici stranieri presenti a Torino. Lo stesso anno apparve, con la data del 1761, il fortunato Discorso sopra le vicende della letteratura, seguito nel 1762 dal Saggio sopra la letteratura italiana. Nel 1769 Denina pubblicò a Lucca un periodico dal titolo «Il Parlamento ottaviano, ovvero le adunanze degli osservatori italiani». Il periodico suscitò l'ostilità della Santa sede, e non andò oltre i dodici numeri. Nel 1769 uscì il primo volume del capolavoro di Denina, Delle rivoluzioni d'Italia; del 1770 sono il secondo e il terzo volume. Se per mezzo di quest'opera - più volte riedita - l'autore si rese celebre in Europa e ottenne nel 1770 la cattedra di eloquenza italiana e di lingua greca nell'Università di Torino, i capitoli finali non piacquero negli ambienti ecclesiastici. Denina volle replicare alle critiche con Dell'impiego delle persone, che, bloccato dalla censura, poté vedere la luce soltanto nel 1803, in una situazione ormai completamente mutata. L'intervento della censura impedì anche l'uscita di una Storia del Piemonte cui l'autore lavorò tra il 1773 e il 1776. Nel 1777, avendo tentato di far stampare a Firenze il Dell'impiego delle persone, fu privato della cattedra e relegato prima nel seminario di Vercelli (lo proteggeva il vescovo Costa d'Arignano, futuro arcivescovo di Torino), poi nella natia Revello. Nell'ottobre del 1779 gli fu permesso di tornare a Torino, dove frequentò la Società Sanpaolina, e alla fine del 1781 rientrò nelle grazie del re. Nel 1781-82 diede alle stampe i quattro volumi dell'Istoria politica e letteraria della Grecia. Aveva ormai riacquistato una posizione di prestigio. Ma l'allettante offerta di Federico II di Prussia, che godeva fama di sovrano illuminato, lo indusse nel 1782 a trasferirsi a Berlino, dove divenne membro dell'Accademia prussiana delle scienze. Durante il periodo berlinese, prima e dopo la morte di Federico (avvenuta nel 1786), ebbe una grande attività di produzione relativa agli argomenti più diversi: Lettere brandeburghesi (1786), il repertorio bio-bibliografico La Prusse littéraire sous Frédéric II (1790-91, 3 voll.). Del 1800-1804 è la Geschichte Piedmonts (3 voll.), che riprendeva e rielaborava la Storia del Piemonte composta quasi un trentennio addietro. Nel 1804 Denina passò al servizio di Napoleone, cui già l'anno precedente aveva dedicato il trattato glottologico La clef des langues, e si stabilì a Parigi, dove morì il 5 dicembre 1813. Poco noto è il suo soggiorno parigino; certo non venne mene la sua prolificità di scrittore, come attestano Le rivoluzioni della Germania (Firenze 1804-9, 8 voll., e Milano 1805, 6 voll.), un'opera progettata da oltre vent'anni, e l'Istoria della Italia occidentale (Torino 1809, 6 voll.).